SOINS DE SUPPORT

DU SPORT SUR ORDONNANCE

La possibilité de prescrire de l'activité physique a été créée par la Loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016 : inscrite dans le Code de la santé publique Article L.1172.1 

Le décret précisant les modalités de prescription et de dispensation d'une activité physique a été publié au Journal officiel le 31 décembre 2016.  Il est entré en vigueur le 1er mars 2017.

Prescription d'une activité physique adaptée :

Par qui ?
Le médecin traitant
 
Pour qui ?
Pour un patient en ALD (affection de longue durée), en fonction de la pathologie, des capacités physiques et du risque médical du patient
 
Définition du périmètre d'intervention
Qu’entend-on par Activité Physique Adaptée ?
 
Il s’agit de « la pratique, dans un contexte d’activité du quotidien, de loisir, de sport ou d’exercices programmés, de mouvements corporels basés sur les aptitudes et les motivations des personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires ».
 
« Elle se distingue des actes de rééducation, réalisés par des professionnels de santé ».
 
Objectif
Réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à la pathologie
 
Les intervenants pouvant dispenser l'activité physique adaptée.
 
Le décret précise la liste des intervenants autorisés à dispenser une activité physique adaptée prescrite :
des professionnels de santé : les masseurs kinésithérapeutes, les ergothérapeutes et les psychomotriciens, 
les professionnels titulaires d'un diplôme dans le domaine de l'activité physique adaptée, 
des professionnels et personnes qualifiées disposant des prérogatives pour dispenser une activité physique aux patients atteints d'une affection de longue durée,
les personnes qualifiées titulaires d'une certification délivrée par une fédération sportive agréée, répondant aux compétences précisées dans l'annexe 11-7-1 et garantissant la capacité de l'intervenant à assurer la sécurité des patients dans la pratique de l'activité.
 
Compétences requises pour la validation des certifications fédérales à des fins d’encadrement des patients reconnus en affection longue durée D.1172-2 
 
Initiation et suivi 
Dans tous les cas, la prescription d'une activité physique et le suivi médical de cette démarche requièrent l'accord du patient. 
 
Si le patient l'accepte, il est prévu de mettre en place un suivi périodique de l'activité physique adaptée, sous forme de compte-rendu réalisé par l'intervenant et adressé au médecin prescripteur. L'intervenant peut également formuler des propositions quant à la poursuite de l'activité et aux risques inhérents à celle-ci
 
Financement 
La prescription d'une APA à un patient en ALD ne donne pas lieu à un remboursement, ni même à une cotation d'acte pouvant ultérieurement être remboursé.
La charge financière représentée par ces séances reposera donc sur les patients, ce qui risque d'être source d'inégalités. 
 
Les personnes bénéficiant de l’intervention du réseau Palliance sur le Saint-Affricain pourront dorénavant prétendre à une participation financière grâce au soutien de la Ligue contre le cancer (qui finance par ailleurs d’autres interventions de ce type sur le département de l’Aveyron). 
En effet, Palliance vient de formaliser un partenariat avec Corentin DAVY, titulaire d’un Master en réhabilitation par les Activités Physiques Adaptées de l’Université de Montpellier.
 
« Je travaille auprès des patients en affection de longue durée,  auprès de personnes ayant les atteintes locomotrices et fonctionnelles les plus importantes. Ceci, afin de leur permettre de recouvrer ou d’entretenir, à travers les Activités Physiques Adaptées, leurs capacités physiques, psychologiques ou sociales, nécessaires à leur état de santé. Par la co-construction d’un projet personnalisé de pratique physique et un travail sur les conditions d’une mise en œuvre pérenne, l’intervention de l’enseignant en APA dépasse l’approche par le sport et la seule mise en exercice des patients. Elle s’inscrit dans une approche collaborative impliquant les autres professionnels. Ainsi l’enseignant en APA trouve sa place au sein d’équipes pluridisciplinaires de soins ou de réadaptation, toujours sous la responsabilité médicale. »

 

SOPHROLOGIE

  • La sophrologie comme soins de support dans la maladie 

"La maladie qu'elle soit chronique ou aigue, engendre beaucoup de souffrance chez le sujet qui la traverse. Qu'elles soient physiques ou psychologiques, ces douleurs, cette souffrance constitue un enfermement. En effet, même s'il est accompagné dans son processus de soins, par une équipe pluridisciplinaire, il est le seul à supporter sa souffrance intérieure, profonde. Celle-ci malheureusement n'est pas toujours considérée comme une priorité.... 

Alors comment soigner ceci ?

C'est là  que la sophrologie est intéressante... En effet, après une approche d'écoute de l'histoire du patient  le sophologue va pouvoir, dans un second temps ,entrer, dans une relation d'aide personnalisée.

Je vais donc pouvoir dégager des axes de travail prioritaires, et définir un objectif à atteindre en quelques séances, toujours en accord avec le sujet car il ne faut pas  perdre de vue qu'il est au centre du processus,du chemiment...

Petit à petit , le sujet va décourvrir son être profond, intime, par un travail corporel et l'écoute bienveillante de ses ressentis.

Il va redécouvrir sa respiration , l'apprivoiser, la régulariser et s'en servir pour pourvoir se calmer, s'apaiser...

Par l'écoute et l'accueil de ses émotions, il va pouvoir se libérer de ces tensions, se nettoyer, en quelque sorte, du négatif qui l'encombre et l'empêche quelques fois d'avancer.Puis il va s'entrainer à penser positif, à poser un regard bienveillant sur son parcours, et peut-être à accepter ce qu'il vit au travers de la maladie.

Dans cette bonne relation humaine entre le sophrologue et son patient, l'objectif est de ramener le sujet au centre de sa vie dont il peut redevenir l'acteur malgré sa souffrance."

Isabelle BOUSQUET-Sophrologue

 

  • Témoignage d'une patiente suivie par le réseau

"Domaine que je ne connaissais pas mais dont je voulais essayer pour d'abord gérer le stress et mon dynamisme parfois trop important face à ma maladie. Je puisais trop dans les réserves  sans contrôle. Au fur et à mesure des séances à mon domicile, j'ai ressenti comme "un nettoyage de mon corps" et surtout à connaitre plus précisément  les différentes parties de mon corps et à gérer les douleurs petits à petits.

Les douleurs je les ai mieux abordées et non contrées et surtout apprendre au quotidien à mieux gérer les déplacements, les gestes, les informations de l'extérieur, les émotions et surtout apprendre à me protéger des nuisances de la vie de tous les  jours.

Apprendre à dire non , apprendre à écouter mon corps, apprendre à respirer dans une sérénité et vivre pour moi sans me préocuper de la réaction des autres.

Oui la sophrologie fait partie "des remèdes bien être"et permet de contrôler,écouter son corps, ses douleurs au quotidien.

Oui la sophrologie a changé ma façon de vivre au quotidien,  moins de stress mais beaucoup plus de recul et de sagesse tout en faisant des activités sportives actives comme la natation, la marche à allure beaucoup plus raisonnable et bénéfique.

La sophrologie m'a beaucoup aidé à reprendre un sommeil serein et moins agité."

"SOPHROLOGIE =  JOIE DE VIVRE ET BONHEUR AU QUOTIDIEN"

MUSICOTHERAPIE 

En cours de construction

 

L'HYPNOSE

  • L'hypnose comme soins de support dans la maladie 

La définition couramment acceptée est que l’hypnose est un état de conscience modifiée dans lequel les choses sont perçues autrement, en dehors du temps et de l’espace. Tout le monde a déjà fait cette expérience spontanée, lorsqu’on contemple les vagues ou les flammes d’un feu de bois dans une cheminée, lorsqu’on conduit une voiture sur une route familière et peu fréquentée… L’hypnose est donc un état naturel que nous avons tous expérimenté à un moment ou à un autre.

C’est une réalité cérébrale attestée par les IRM fonctionnelles et PET-Scan.

C’est une technique de plus en plus utilisée en médecine et en psychothérapie.

Dans l’hypnose thérapeutique ou dans l’hypnose médicale, le professionnel accompagne le  patient avec prudence et bienveillance dans cet état particulier de conscience modifiée. Pendant la séance, le patient est constamment conscient, il entend tout ce qui est dit et peut réagir à ce qu’il entend.

Chaque professionnel utilise l’hypnose dans le cadre de ses propres compétences. C’est une technique qui peut être proposée dans certains cas. On n’utilise pas l’hypnose pour l’hypnose, on l’utilise avec un objectif précis, déterminé avec le patient.

Par exemple, pour une intervention chirurgicale, l’hypnose sera pratiquée par un médecin anesthésiste ou par une infirmière qui va rester constamment auprès du patient si celui-ci est d’accord pour que l’intervention se fasse sous hypnose.

Le masseur-kinésithérapeute peut utiliser l’hypnose pour des rééducations douloureuses.

 Le psychologue dans le cadre des thérapies brèves ou prescrite par un médecin lorsqu’il pense que la dimension psychologique est importante dans le cadre de la pathologie de ses patients (douleurs chroniques, fibromyalgie)…

Le professionnel de santé peut aussi apprendre à ses patients l’auto-hypnose afin qu’ils puissent s’emparer de cette technique de confort afin de prendre soin de soi.

Inès Chevrot, Cécile Deschamps psychologues, praticiennes en hypnose Ericksonienne